Guide pratique 19 février 2026 · 14 min de lecture

Supervision et intervision pour psychologue libéral : sortir de l'isolement

Supervision individuelle, groupes d'intervision : deux dispositifs concrets pour rompre l'isolement du libéral, prendre du recul sur sa pratique et prévenir l'épuisement.

A

Audren

Psychologue en libéral à Quimper

La supervision et l’intervision sont les deux outils les plus efficaces pour rompre l’isolement du psychologue libéral, maintenir la qualité de sa pratique clinique et prévenir l’épuisement professionnel. Une étude CARPIMKO menée auprès de 12 671 soignants libéraux révèle que 70 % d’entre eux présentent des signes d’épuisement émotionnel [1]. L’isolement professionnel figure parmi les premiers facteurs de risque identifiés.

Pourtant, beaucoup de psychologues en libéral n’ont ni superviseur ni groupe de pairs. Ce guide vous explique concrètement comment mettre en place ces deux dispositifs : trouver un superviseur, créer un groupe d’intervision, organiser les séances, gérer le budget. Si vous en êtes encore à l’étape de l’installation, consultez d’abord notre guide complet pour s’installer psychologue libéral.

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L’isolement du libéral : un problème sous-estimé

En institution, le psychologue a des collègues. Des réunions d’équipe, des temps de synthèse, des échanges informels à la machine à café. En libéral, il n’a rien de tout ça. Chaque journée se résume à une succession de séances en tête-à-tête, seul dans son cabinet, sans personne à qui parler de ce qui le traverse.

Ce n’est pas anodin. La France compte aujourd’hui près de 90 000 psychologues inscrits au RPPS, dont un tiers exerce en libéral [2]. Le secteur libéral a plus que triplé en douze ans, porté par la croissance de la demande en santé mentale. Mais cette croissance s’accompagne d’un problème structurel : la majorité de ces praticiens travaillent sans filet.

L’étude CARPIMKO sur la pénibilité des soignants libéraux est édifiante : 53 % présentent des signes de burn-out, 85 % décrivent des conditions de travail « déstabilisantes sur le plan émotionnel », et 67 % déplorent l’absence de soutien moral [1]. Les psychologues ne sont pas épargnés. Écouter la souffrance d’autrui huit heures par jour, cinq jours par semaine, sans espace pour déposer ce que l’on reçoit : c’est la recette d’un épuisement silencieux.

Ce que dit le code de déontologie

Le Principe 4 (Compétence) du code de déontologie des psychologues (2021) stipule que le psychologue tient sa compétence de « l’actualisation régulière de ses connaissances » et de « sa formation à discerner son implication personnelle dans l’approche et la compréhension d’autrui ». Si vous ne prenez pas de recul régulier sur votre clinique, vous ne remplissez pas vos obligations déontologiques.

L’isolement professionnel n’est pas un simple inconfort. C’est un facteur de risque documenté pour l’épuisement émotionnel, la baisse de qualité des prises en charge et les erreurs cliniques. La supervision et l’intervision sont les deux réponses les plus directes à ce problème.

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La supervision individuelle : un regard expert sur votre pratique

Ce qu’est la supervision (et ce qu’elle n’est pas)

La supervision clinique est un espace de travail entre deux psychologues : le supervisé et le superviseur, ce dernier étant un praticien plus expérimenté. L’objectif est de prendre du recul sur les situations cliniques rencontrées, d’identifier ses angles morts et de renforcer sa posture thérapeutique.

Ce n’est pas une thérapie personnelle (même si les deux peuvent se rejoindre). Ce n’est pas non plus un cours magistral. C’est un espace réflexif où le supervisé expose un cas, décrit ce qui le met en difficulté, et le superviseur l’aide à démêler ce qui relève de la dynamique du patient, de la relation transférentielle et de sa propre implication.

Pour qui et quand

La supervision est particulièrement importante dans trois situations :

  • En début d’exercice libéral : la transition institution-cabinet est déstabilisante. On perd le cadre, les collègues, les repères. Un superviseur aide à construire sa propre identité de clinicien en libéral.
  • Face à des situations complexes : trauma, deuil, idéations suicidaires, troubles graves de la personnalité. Quand le doute s’installe, le superviseur offre un point d’ancrage.
  • En continu, par hygiène professionnelle : même après dix ans de pratique, le regard d’un tiers reste indispensable pour repérer les habitudes, les automatismes, les zones que l’on ne voit plus.

Comment se déroule une séance

Une séance de supervision dure généralement une heure. Le supervisé arrive avec une situation clinique (ou plusieurs) qu’il souhaite travailler. Il présente le cas : contexte, problématique, ce qu’il a fait, ce qui le questionne. Le superviseur questionne, reformule, propose des pistes de lecture. Il n’impose pas : il ouvre des perspectives.

La fréquence recommandée est d’une à deux séances par mois. En dessous, le travail perd en continuité. Au-delà, c’est rarement nécessaire sauf en période de crise.

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L’intervision : l’intelligence collective entre pairs

Le principe

L’intervision est un groupe de réflexion entre psychologues de niveau comparable, sans hiérarchie et sans animateur rémunéré [4]. Chaque membre apporte tour à tour une situation clinique. Le groupe écoute, questionne, propose des angles de lecture. C’est une supervision horizontale, portée par la diversité des regards plutôt que par l’expertise d’un seul.

L’intervision est complémentaire de la supervision, pas un substitut. La supervision apporte la verticalité d’un regard expert. L’intervision apporte la richesse de perspectives multiples, chacun éclairant le cas avec sa propre orientation théorique et son expérience clinique.

Ce que ça apporte concrètement

  • Rompre l’isolement : le bénéfice premier est humain. Retrouver des pairs qui vivent les mêmes réalités (la solitude du cabinet, l’impayé, le patient en crise) est en soi thérapeutique.
  • Diversifier ses lectures cliniques : un groupe où coexistent orientations TCC, systémique et psychodynamique produit des échanges bien plus riches qu’un groupe monolithique.
  • Repérer ses angles morts : là où le superviseur guide, les pairs confrontent. C’est parfois plus déstabilisant, toujours formateur.
  • Gratuité : aucun coût, puisque chaque membre contribue à parts égales. Un argument de poids quand on gère un cabinet avec un budget serré.

Format type d’une séance

Une séance d’intervision dure en général deux heures, une fois par mois, à jour et horaire fixes. Le format le plus courant :

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Tour de table (15 min)

Chacun partage brièvement ses actualités cliniques, ses questionnements du moment.

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Présentation d’un cas (20 min)

Un membre expose une situation en détail. Le groupe écoute sans interrompre.

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Questions de clarification (15 min)

Le groupe pose des questions factuelles pour compléter sa compréhension.

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Échanges et réflexions (40 min)

Chacun partage ses hypothèses, ses associations, ses pistes. Le présentateur écoute.

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Retour du présentateur (15 min)

Il réagit à ce qu’il a entendu, dit ce qui résonne, ce qu’il retient.

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Clôture (15 min)

Choix du présentateur pour la prochaine séance, ajustements éventuels du cadre.

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Trouver un superviseur : les bonnes pistes

Trouver le bon superviseur demande un peu de recherche, mais les ressources existent.

Les annuaires professionnels

  • FFPP (Fédération Française des Psychologues et de Psychologie) : propose un annuaire de superviseurs et organise régulièrement des séances de supervision de groupe [6].
  • SNP (Syndicat National des Psychologues) : tient une liste de superviseurs référencés.
  • PSF (Professional Supervisors Federation) : fédération dédiée à la supervision, avec une charte déontologique propre.

Les formations spécialisées

Si vous êtes formé en EMDR, l’association EMDR France oriente vers des superviseurs accrédités. Même chose pour l’AFTCC (TCC), les instituts de formation systémique ou les sociétés psychanalytiques. Ces formations rendent d’ailleurs souvent la supervision obligatoire pour maintenir la certification.

Le réseau informel

Les recommandations de pairs restent le canal le plus fiable. Demandez à vos anciens collègues, à vos contacts de formation continue, aux psychologues de votre réseau local. Les groupes professionnels sur les réseaux sociaux (LinkedIn, groupes Facebook dédiés aux psychologues libéraux) sont aussi de bonnes sources.

Avant de vous engager

Demandez un premier entretien (la plupart des superviseurs le proposent gratuitement). Vérifiez trois choses : la compatibilité d’orientation théorique, le cadre proposé (fréquence, durée, tarif) et le feeling relationnel. La confiance est la base de tout travail de supervision.

Supervision en visio : une option à considérer

Si vous exercez dans une zone où les superviseurs sont rares, la visioconférence ouvre le champ des possibles. Un psychologue à Quimper peut être supervisé par un praticien parisien sans se déplacer. C’est devenu courant depuis 2020 et les retours sont très positifs, à condition de garantir la confidentialité (outil sécurisé, pièce fermée). Si la téléconsultation fonctionne pour vos patients, elle fonctionne aussi pour votre supervision.

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Créer un groupe d’intervision en partant de zéro

Pas besoin d’attendre qu’un groupe existe. Vous pouvez en créer un en quelques semaines.

Rassembler 4 à 6 psychologues

Le nombre idéal se situe entre 4 et 6 participants [4]. En dessous de 3, la diversité des points de vue est insuffisante. Au-delà de 6, le temps de parole par personne se réduit trop sur une séance de deux heures.

Où les trouver ? Vos anciens de promotion, les collègues rencontrés en formation continue, les psychologues du réseau local (association départementale), les contacts noués lors de séminaires ou congrès. Les groupes en ligne dédiés aux psychologues libéraux sont aussi un bon vivier : n’hésitez pas à poster un message du type « Psychologue libéral à [ville], je cherche des pairs pour créer un groupe d’intervision mensuel ».

Définir le cadre

Un cadre clair dès le départ évite les malentendus. Les points à fixer :

  • Fréquence : une fois par mois est le rythme le plus courant et le plus tenable.
  • Durée : deux heures, c’est le bon équilibre entre profondeur et fatigue.
  • Jour et horaire : fixez un créneau récurrent (par exemple, le premier jeudi du mois de 20h à 22h). La régularité est la clé.
  • Lieu : en rotation chez les membres, dans un cabinet prêté, ou en visioconférence. Le format hybride (alternance présentiel/visio) fonctionne bien.
  • Confidentialité : règle absolue. Ce qui est dit en intervision reste en intervision. Aucun cas présenté ne doit être identifiable à l’extérieur du groupe.
  • Engagement : groupe fermé, les mêmes membres à chaque séance. Les absences répétées fragilisent le groupe. Prévoyez de réévaluer après 3 mois.

Formaliser le fonctionnement

Rédigez une courte charte (une page suffit) qui résume les règles. Ça peut sembler formel entre pairs, mais c’est ce qui protège le groupe dans la durée. Incluez : la composition, les règles de confidentialité, le format des séances, la politique en cas d’absence, et les conditions pour intégrer un nouveau membre ou quitter le groupe.

Phase d'essai recommandée

Proposez d’abord 3 séances d’essai. Cela permet à chacun de tester le fonctionnement sans se sentir engagé à vie. Après ces 3 premières séances, faites un bilan collectif : est-ce que le cadre convient ? Le groupe fonctionne-t-il ? Faut-il ajuster quelque chose ?

Maintenir la dynamique

Le principal risque d’un groupe d’intervision, c’est l’essoufflement. Après quelques mois, les annulations se multiplient, les séances s’espacent, le groupe s’éteint. Pour l’éviter :

  • Inscrivez les séances dans votre agenda comme des rendez-vous patients : non négociables.
  • Variez les formats de temps en temps : inviter un superviseur pour une séance, organiser une journée thématique, partager des lectures.
  • Réévaluez le fonctionnement tous les 6 mois. Un groupe qui ne se remet pas en question finit par tourner en rond.
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Budget et déduction fiscale

La question du coût revient souvent, surtout en début d’exercice quand chaque euro compte. Voici ce que ça représente concrètement.

Coût de la supervision

FormatTarif par séanceFréquenceBudget annuel
Supervision individuelle (1h)70 à 120 €1 à 2 fois/mois840 à 2 880 €
Supervision de groupe (2h)30 à 60 €/pers.1 fois/mois360 à 720 €
Intervision entre pairs (2h)Gratuit1 fois/mois0 €

Un budget réaliste pour un psychologue libéral qui combine supervision individuelle mensuelle et intervision : environ 1 000 à 1 500 euros par an. C’est le prix d’une à deux consultations par mois. Rapporté au bénéfice (qualité de pratique, prévention du burn-out, satisfaction professionnelle), c’est un investissement qui se rentabilise vite.

Déduction fiscale

La supervision est une dépense professionnelle, au même titre que la formation continue, l’assurance RCP ou le loyer du cabinet.

  • En régime réel (déclaration 2035) : vous déduisez l’intégralité des frais de supervision de votre bénéfice imposable. Sur une tranche marginale à 30 %, 1 200 euros de supervision vous font économiser 360 euros d’impôt.
  • En micro-BNC : pas de déduction individuelle possible, mais la supervision est couverte par l’abattement forfaitaire de 34 %. Si vos charges réelles dépassent cet abattement, c’est peut-être le moment de passer au régime réel (consultez notre guide sur les revenus du psychologue libéral pour les seuils).

Pensez à demander une facture à votre superviseur. Les superviseurs en libéral sont habitués à en émettre. Pour l’intervision, aucune facture puisqu’il n’y a pas de coût, mais si le groupe loue une salle, la facture de location est également déductible.

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Les erreurs à éviter

Confondre supervision et thérapie personnelle

La supervision travaille votre posture de clinicien face à vos patients. Si des problématiques personnelles émergent (et c’est normal), le superviseur peut vous orienter vers une thérapie, mais ce n’est pas son rôle de la mener. Les deux démarches sont complémentaires, pas interchangeables.

Choisir un superviseur par défaut

Le premier superviseur disponible n’est pas forcément le bon. Un psychanalyste n’est pas le meilleur superviseur pour un praticien TCC, et inversement. La compatibilité d’orientation théorique est importante, même si une certaine ouverture est souhaitable. Testez avant de vous engager.

Laisser l’intervision devenir un groupe de plaintes

Le risque principal de l’intervision sans cadre est de glisser vers un espace de ventilation : on se plaint des patients difficiles, des impayés, de l’administration, mais on n’élabore pas. Le cadre (présentation structurée, questions, réflexions) protège de cette dérive.

Reporter indéfiniment

« Je commence la supervision quand j’aurai plus de patients. » En réalité, c’est quand on débute (peu de patients, beaucoup de doutes) que ces dispositifs sont les plus utiles. Et c’est quand on est débordé (fatigue émotionnelle) qu’ils deviennent indispensables. Le bon moment pour commencer, c’est maintenant.

Négliger la confidentialité en intervision

L’intervision repose sur la confiance. Un cas clinique partagé en groupe qui « fuite » à l’extérieur, même anonymisé, détruit cette confiance instantanément. Rappelez la règle à chaque séance si nécessaire. Et anonymisez systématiquement : pas de nom, pas de lieu identifiable, pas de détail trop spécifique.

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Questions fréquentes

La supervision est-elle obligatoire pour un psychologue libéral ?

Le code de déontologie des psychologues (2021) n’impose pas explicitement la supervision. En revanche, le Principe 4 exige une « actualisation régulière des connaissances » et la capacité à « discerner son implication personnelle ». La supervision est le moyen le plus direct de répondre à ces exigences. Certaines formations (EMDR, TCC) la rendent obligatoire pour obtenir ou maintenir la certification.

Combien coûte une supervision pour psychologue ?

En supervision individuelle, comptez entre 70 et 120 euros la séance d’une heure, à raison d’une à deux fois par mois. En groupe (3 à 6 participants), le tarif descend à 30 à 60 euros par séance de deux heures. L’intervision entre pairs est gratuite puisque chaque membre contribue à parts égales sans animateur rémunéré.

Comment trouver un superviseur quand on est psychologue libéral ?

Plusieurs pistes : la FFPP et le SNP tiennent des annuaires de superviseurs. Les formations spécialisées (EMDR France, AFTCC) orientent vers des superviseurs certifiés. Les réseaux locaux et les groupes professionnels en ligne sont aussi de bonnes sources. Privilégiez un superviseur dont l’orientation théorique est proche de la vôtre et demandez un premier entretien avant de vous engager.

Quelle est la différence entre supervision, intervision et analyse des pratiques ?

La supervision implique un psychologue expérimenté qui guide le supervisé dans un rapport asymétrique. L’intervision est un échange entre pairs de niveau comparable, sans hiérarchie. L’analyse des pratiques est un dispositif plus large, souvent institutionnel, qui peut être animé par un intervenant extérieur et concerne une équipe pluridisciplinaire.

Combien de personnes faut-il pour créer un groupe d'intervision ?

L’idéal se situe entre 4 et 6 participants. En dessous de 3, la diversité des points de vue est insuffisante. Au-delà de 6, le temps de parole par personne se réduit trop pour une séance de deux heures. Un groupe fermé (les mêmes membres à chaque séance) favorise la confiance et la profondeur des échanges.

Peut-on faire de la supervision ou de l'intervision en visioconférence ?

Oui, et c’est devenu courant depuis 2020. La visio permet de rejoindre un superviseur ou un groupe de pairs sans contrainte géographique, ce qui est particulièrement utile en zone rurale. L’essentiel est de garantir un cadre confidentiel : outil sécurisé, pièce fermée, pas de tiers susceptible d’entendre les échanges.

La supervision est-elle déductible fiscalement ?

Oui, la supervision est une charge professionnelle déductible au même titre que la formation continue et les frais de cabinet. En régime réel (déclaration 2035), vous déduisez le montant intégral. En micro-BNC, l’abattement forfaitaire de 34 % couvre l’ensemble de vos charges sans déduction individuelle.

À quelle fréquence devrait-on être supervisé en libéral ?

La fréquence recommandée est d’une à deux séances par mois pour la supervision individuelle, et d’une séance mensuelle pour l’intervision de groupe. En début d’exercice ou lors de situations complexes, un rythme bimensuel est préférable. L’important est la régularité plutôt que l’intensité.

Sources

  1. [1] CARPIMKO / Caducée, « Burnout, Hyperstress, Pénibilité : les chiffres alarmants de la souffrance au travail des soignants libéraux »
  2. [2] Évolution de la profession de psychologue en France (2012-2024) - Données DREES / RPPS, 89 800 psychologues dont un tiers en libéral
  3. [3] Code de déontologie des psychologues, version 2021 - CNCDP, Principe 4 « Compétence » et Article 41
  4. [4] EPP Alumni, « Les Groupes d’Intervision » - Fonctionnement et composition des groupes
  5. [5] Previssima, « 70 % des auxiliaires médicaux libéraux présentent un épuisement émotionnel »
  6. [6] FFPP, « L’installation en libéral pour un psychologue » - Ressources et annuaire de superviseurs
  7. [7] Psycogitatio, « Pourquoi et comment créer un groupe d’Intervision ? »