Guide pratique 11 février 2026 · 18 min de lecture

Comment s'installer en libéral quand on est psychologue

Toutes les étapes pour ouvrir votre cabinet de psychologue en libéral : démarches, statut, local, tarifs, outils. Un guide concret, sans jargon.

A

Audren

Psychologue en libéral à Quimper

Vous avez votre Master 2, vous avez peut-être quelques années en institution derrière vous, et une question revient : est-ce que je me lance en libéral ? L’envie est là. L’appréhension aussi. Vous n’êtes pas seul : la France compte environ 80 000 psychologues inscrits au RPPS, et ce chiffre a doublé en dix ans [1]. Environ un tiers exercent en libéral ou en activité mixte [2].

Ce guide couvre tout le parcours, des démarches administratives jusqu’au premier patient. Pas de théorie, pas de jargon juridique inutile. Chaque étape est concrète, avec les montants, les délais, et les pièges à éviter.

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Obtenir son numéro ADELI / RPPS

C’est la première étape, et elle n’est pas négociable. Sans numéro ADELI (ou RPPS, qui le remplace progressivement), vous ne pouvez pas exercer légalement en tant que psychologue. Ce numéro prouve que vous êtes titulaire du diplôme requis.

Bon à savoir

Depuis le 3 juin 2024, les psychologues sont officiellement intégrés au Répertoire Partagé des Professionnels de Santé (RPPS) [1]. Si vous vous inscrivez pour la première fois, vous obtiendrez directement un numéro RPPS. Les psychologues déjà enregistrés conservent leur numéro ADELI en attendant la bascule complète.

Démarche concrète :

  1. 1Rendez-vous sur le site de votre ARS (Agence Régionale de Santé) régionale
  2. 2Téléchargez le formulaire d’enregistrement (ou faites la demande en ligne selon les régions)
  3. 3Joignez : diplôme de Master 2, pièce d’identité, justificatif de domicile
  4. 4Comptez 2 à 4 semaines de délai selon les ARS

Attention

Le titre de psychologue est protégé par la loi (article 44 de la loi n°85-772). Exercer sans numéro ADELI/RPPS constitue un exercice illégal et expose à des poursuites pénales. Ne commencez pas à recevoir des patients avant d’avoir votre numéro.

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Choisir son statut juridique

C’est la question qui bloque beaucoup de psychologues. En réalité, au démarrage, le choix est simple. Vous pouvez toujours changer de statut plus tard, quand votre activité aura évolué.

CritèreMicro-entrepriseEI au réelSELARL
ComplexitéTrès simpleModéréeÉlevée
ComptableFacultatifRecommandéObligatoire
Plafond CA77 700 €/anIllimitéIllimité
Charges déductiblesNon (abattement 34 %)OuiOui
Idéal pourDémarrageCA > 40K + charges élevéesAssociés ou CA élevé

Conseil

Commencez en micro-entreprise. La création se fait en ligne sur le guichet unique de l’INPI (formalites.entreprises.gouv.fr), c’est gratuit, et la gestion comptable se résume à un livre de recettes. Vous pourrez basculer au régime réel quand votre CA le justifiera.

Lors de l’immatriculation, votre code APE sera 86.90F (“Activités de santé humaine non classées ailleurs”). Vous serez rattaché à la CIPAV pour la retraite et à l’URSSAF pour les cotisations sociales.

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Trouver un local

Le local est souvent le premier poste de dépense. Mais il y a des alternatives au bail classique, surtout quand on démarre.

Sous-location (recommandé au démarrage)

Partagez un cabinet avec un confrère ou un autre professionnel de santé. Coût typique : 200 à 500 €/mois pour 2-3 jours par semaine. C’est flexible, peu engageant, et vous bénéficiez d’un local déjà aménagé.

Bail professionnel propre

Un local dédié, à votre nom. Coût typique : 400 à 1 200 €/mois selon la ville et la surface. Plus de liberté, mais un engagement plus lourd. Envisagez cette option quand votre activité est stabilisée.

100 % téléconsultation

Pas de local, pas de loyer. Possible pour certaines spécialités et certains publics, mais limitant pour la majorité des pratiques. Peut être un bon complément en attendant de trouver un local.

Où chercher

Regardez les groupes Facebook locaux de professionnels de santé, les petites annonces dans les maisons de santé, et contactez directement les cabinets pluridisciplinaires de votre secteur. La sous-location se trouve rarement sur les sites d’annonces classiques.

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S’assurer correctement

L’assurance RCP (Responsabilité Civile Professionnelle) n’est pas légalement obligatoire pour les psychologues libéraux, contrairement aux médecins. Mais s’en passer serait une erreur grave.

Un patient qui estime avoir subi un préjudice peut engager votre responsabilité. Sans assurance, vous devez assumer les frais de défense et d’éventuels dommages et intérêts sur vos fonds propres.

Les assurances à prévoir :

  • RCP (indispensable) : couvre les dommages causés dans l’exercice de votre profession. Comptez 150 à 400 €/an selon la couverture.
  • Multirisque professionnelle (si local propre) : couvre le local, le matériel, les dégâts des eaux, le vol. Incluse dans la RCP chez certains assureurs.
  • Prévoyance (recommandé) : indemnités journalières en cas d’arrêt maladie. En libéral, si vous ne travaillez pas, vous ne gagnez rien. La CIPAV offre une couverture minimale, mais elle est insuffisante.

Assureurs spécialisés

La MACSF et Branchet proposent des contrats adaptés aux psychologues libéraux. Comparez au moins 2 devis avant de signer. Vérifiez que la téléconsultation est bien couverte si vous la proposez.

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Fixer ses tarifs

Les psychologues ne sont pas conventionnés par l’Assurance Maladie (sauf dispositif MonPsy). Vous êtes donc libre de fixer vos tarifs. C’est une liberté, mais aussi une source d’angoisse pour beaucoup de jeunes installés.

Tarifs constatés en 2026

Le tarif moyen d’une consultation psychologue en France se situe entre 50 et 70 € pour une séance de 45 minutes à 1 heure (source : Qare, Hyperassur [4]). En Île-de-France et dans les grandes métropoles, les tarifs montent à 65-100 €. En zone rurale, 50-60 € est plus courant. Le dispositif “Mon Soutien Psy” fixe le tarif à 50 € la séance, dont 30 € remboursés par l’Assurance Maladie [5].

Comment choisir votre tarif :

  1. 1Regardez ce qui se pratique autour de vous. Consultez les profils de psychologues de votre ville sur Google et Doctolib. Vous aurez une fourchette réaliste en 10 minutes.
  2. 2Calculez votre seuil de rentabilité. Additionnez toutes vos charges fixes mensuelles (loyer, assurance, URSSAF, outils). Divisez par le nombre de consultations réaliste. Votre tarif doit couvrir ces charges et vous laisser un revenu décent.
  3. 3Ne sous-évaluez pas votre travail. Un tarif trop bas attire un volume ingérable, vous épuise, et projette une image peu professionnelle. Les patients ne choisissent pas un psychologue uniquement sur le prix.

Conseil

Vous pouvez tout à fait proposer un tarif réduit pour certains patients (étudiants, chômeurs, faibles revenus) tout en maintenant un tarif standard. Affichez clairement vos tarifs sur votre profil en ligne pour éviter les mauvaises surprises.

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Comprendre ses charges

C’est le sujet qui surprend le plus quand on passe du salariat au libéral. Voici ce qu’il faut anticiper.

PosteEn micro-entrepriseFréquence
URSSAF23,2 % du CA en 2026 [3]Trimestrielle ou mensuelle
Impôt sur le revenuBarème progressif (après abattement 34 %)Mensuelle (prélèvement à la source)
CFEVariable selon commune (100-500 €)Annuelle (exonéré la 1ère année)
Loyer / sous-location200-1 200 € selon formuleMensuelle
Assurance RCP150-400 €/anAnnuelle
Outils (logiciel, téléphone…)0-50 €/moisMensuelle

Le piège de la première année

En micro-entreprise, l’URSSAF vous accorde un report de cotisations la première année. C’est un piège classique : vous pensez gagner plus que vous ne gagnez réellement. Mettez de côté au moins 25 % de chaque encaissement dès le premier jour pour ne pas être pris au dépourvu quand les appels de cotisation arriveront.

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Choisir ses outils de travail

Vous allez avoir besoin d’un minimum d’outils dès le premier jour. Pas besoin de tout acheter d’un coup, mais certains sont indispensables pour ne pas perdre du temps (et des patients) dès le départ.

Les indispensables :

Agenda en ligne avec prise de rendez-vous

Plus de 42 millions de Français utilisent déjà la prise de rendez-vous en ligne pour leurs consultations de santé (Doctolib, 2024). Sans agenda accessible 24h/24, vous passez à côté des patients qui réservent le soir ou le week-end.

Rappels de rendez-vous automatiques

En France, 27 millions de rendez-vous médicaux ne sont pas honorés chaque année, pour un coût estimé de 800 millions d’euros (Doctolib / Le Quotidien du Médecin, 2024 [7]). Un simple rappel envoyé 24-48h avant la consultation réduit les absences de 29 à 38 % selon les études (BMC systematic review [8]).

Facturation

Vous devez remettre une facture à chaque patient (obligation légale). Un outil qui génère les factures en quelques clics vous épargne une corvée répétitive et réduit les erreurs.

Notes cliniques sécurisées

Vos notes de séance contiennent des informations extrêmement sensibles. Un carnet papier ou un fichier Word ne suffisent pas. Vous avez besoin d’un outil qui protège réellement ces données (on y revient dans la section suivante).

Les optionnels (utiles mais pas urgents) :

  • Liste d’attente : propose automatiquement les créneaux annulés aux patients en attente
  • Synchronisation Google Calendar : pour garder un seul agenda si vous avez d’autres engagements
  • Comptabilité : utile au régime réel, pas indispensable en micro-entreprise (un tableur suffit)

Pour comparer en détail les solutions disponibles (Doctolib, Maiia, Docorga, KelDoc, CalenDoc et les alternatives gratuites), consultez notre comparatif complet des logiciels de gestion pour praticiens libéraux.

Deiz regroupe tout ça gratuitement

Agenda en ligne, rappels automatiques, facturation, notes chiffrées de bout en bout, profil public vérifié. Conçu par un psychologue, pour les psychologues.

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Protéger les données de vos patients

Ce sujet est souvent traité en une ligne dans les guides d’installation. Pourtant, c’est l’un des plus importants. Les données de vos patients sont parmi les plus sensibles qui existent : motifs de consultation, antécédents, contenu des séances, éléments de vie privée.

Le RGPD impose des obligations strictes, mais “être conforme RGPD” ne suffit pas. La vraie question est : qui peut lire les données de vos patients ?

La plupart des logiciels : chiffrement “au repos”

Les données sont chiffrées sur le serveur, mais l’éditeur du logiciel possède la clé de déchiffrement. Il peut techniquement lire vos notes cliniques. En cas de piratage du serveur, les données peuvent être déchiffrées.

Le chiffrement de bout en bout (zero knowledge)

Les données sont chiffrées sur votre appareil, avant d’être envoyées au serveur. La clé de déchiffrement n’existe que sur vos appareils. Personne d’autre, pas même l’éditeur du logiciel, ne peut lire vos données. C’est le même principe que Signal pour la messagerie.

Pourquoi c'est important pour les psychologues

Les données psychologiques font partie des “données de santé sensibles” au sens du RGPD (article 9). Une fuite de ces données peut avoir des conséquences graves pour vos patients : discrimination, préjudice social, détresse psychologique. Le chiffrement de bout en bout est la seule garantie technique que ces données restent strictement entre vous et votre patient.

Quand vous choisissez un logiciel, posez-vous cette question : “si le serveur de cet outil était piraté demain, est-ce que les notes cliniques de mes patients seraient lisibles ?” Si la réponse est oui, ou si vous ne savez pas, c’est un problème.

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Trouver ses premiers patients

Votre cabinet est prêt, vos outils sont en place. Maintenant, il faut remplir l’agenda. C’est souvent la partie la plus stressante, mais avec une méthode simple, les résultats arrivent en quelques semaines.

Les 4 leviers à activer en priorité :

  1. 1Fiche Google Business Profile : c’est le levier le plus puissant pour apparaître quand un patient cherche “psychologue + votre ville”
  2. 2Profil public en ligne avec prise de rendez-vous intégrée et votre spécialité clairement affichée
  3. 3Annuaires gratuits : PagesJaunes, annuaire ARS, Psychologue.net, MonPsy
  4. 4Réseau local : contactez 10-15 médecins, sages-femmes, orthophonistes de votre secteur

Délai moyen

En appliquant ces 4 leviers, les praticiens atteignent un rythme de croisière en 3 à 6 mois. Les psychologues spécialisés (TCC, enfants, couples) remplissent généralement plus vite que les profils généralistes. Point positif : 95 à 97 % des médecins, psychiatres et psychologues déclarent une hausse de la demande depuis 2020 [9].

Pour aller plus loin sur ce sujet, consultez notre guide complet pour développer votre patientèle, avec un plan d’action semaine par semaine.

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Les erreurs qui coûtent cher

S’engager sur un bail long avant d’avoir des patients

Un loyer de 800 €/mois avec un agenda vide, c’est 10 000 € de perdus en un an. Commencez par la sous-location.

Ne pas mettre d’argent de côté pour les charges

Les cotisations URSSAF sont décalées la première année. Le rappel arrive toujours au mauvais moment. Provisionnez 25 % dès le premier euro encaissé.

Payer un abonnement Doctolib dès le premier mois

À 130 €/mois, Doctolib ne se rentabilise qu’avec un agenda bien rempli. Des alternatives gratuites offrent les mêmes fonctionnalités essentielles au démarrage.

Rester invisible en ligne

Pas de fiche Google Business, pas de profil public, pas de prise de RDV en ligne. En 2026, c’est l’équivalent de ne pas avoir de numéro de téléphone.

Sous-estimer le temps administratif

Factures, relances, agenda, comptabilité : sans outils adaptés, vous y passerez facilement 5 heures par semaine. Automatisez dès le début ce qui peut l’être.

Fixer ses tarifs trop bas “pour attirer”

Un tarif anormalement bas ne rassure pas le patient. Il l’inquiète. Alignez-vous sur les tarifs de votre secteur. Vous pourrez ajuster à la hausse ensuite.

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Budget prévisionnel réaliste

Voici un budget réaliste pour une installation en sous-location, le scénario le plus courant au démarrage.

Investissement initial (une fois)

Dépôt de garantie + 1er loyer (sous-location)400 - 1 000 €
Mobilier / aménagement300 - 1 500 €
Assurance RCP (annuelle)150 - 400 €
Matériel (tests, jeux si psy enfant)0 - 500 €
Total estimé850 - 3 400 €

Charges mensuelles récurrentes

Sous-location (2-3 jours/sem)200 - 500 €
URSSAF (~23 % du CA)Variable
Supervision50 - 100 €
Formation continue50 - 150 €
Outils (logiciel, téléphone pro)0 - 50 €

Simulation rapide

Avec 15 consultations/semaine à 60 €, votre CA mensuel est d’environ 3 600 €. Après charges URSSAF (23,2 % en 2026 [3], soit ~835 €), loyer (350 €), assurance (25 €/mois) et divers (100 €), il vous reste environ 2 290 € nets avant impôts. Ce chiffre monte significativement à 20-25 consultations/semaine. Pour référence, le CA annuel moyen constaté est de 51 700 € (UNASA [6]).

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Checklist avant de démarrer

Récapitulatif de toutes les étapes, dans l’ordre. Cochez au fur et à mesure.

Administratif

  • Demander son numéro ADELI/RPPS auprès de l’ARS
  • S’immatriculer sur le guichet unique (formalites.entreprises.gouv.fr)
  • Souscrire une assurance RCP
  • Ouvrir un compte bancaire dédié (obligatoire au-delà de 10 000 € de CA)

Local et installation

  • Trouver un local ou une sous-location
  • Aménager l’espace (fauteuils, bureau, éclairage, insonorisation)
  • Fixer ses tarifs

Outils et visibilité

  • Configurer son logiciel de gestion (agenda, rappels, facturation)
  • Créer sa fiche Google Business Profile
  • Activer son profil public avec prise de RDV en ligne
  • S’inscrire sur 3-4 annuaires gratuits
  • Contacter 10-15 professionnels de santé locaux

Pratique clinique

  • Mettre en place une supervision régulière
  • Préparer ses documents (consentement éclairé, conditions de consultation)
  • Planifier sa formation continue

Questions fréquentes

Quel diplôme faut-il pour s'installer psychologue libéral ?

Un Master 2 en psychologie (ou un titre équivalent reconnu) est obligatoire. Vous devez obtenir un numéro ADELI auprès de votre ARS pour pouvoir exercer légalement. Depuis 2023, le RPPS remplace progressivement ADELI.

Combien coûte l'installation en libéral ?

Entre 2 000 et 8 000 € selon vos choix. Les postes principaux : dépôt de garantie et premier loyer (1 000-3 000 €), aménagement et mobilier (500-2 000 €), assurance RCP (150-400 €/an), charges URSSAF la première année (~1 200 €). Avec la sous-location et des outils gratuits, vous pouvez démarrer pour moins de 2 000 €.

Quel statut juridique choisir ?

La micro-entreprise est le choix le plus simple au démarrage, avec un plafond de 77 700 € de CA. Au-delà, ou si vous avez beaucoup de charges déductibles, le régime réel ou la SELARL deviennent intéressants. Consultez un comptable pour un conseil adapté à votre situation.

Combien gagne un psychologue libéral ?

Selon l’UNASA, le chiffre d’affaires annuel moyen d’un psychologue libéral est d’environ 51 700 €, soit un revenu net mensuel autour de 2 000 à 2 100 € [6]. Avec un tarif de 60 € et 20 consultations par semaine, le CA mensuel atteint environ 4 800 €, pour un net entre 2 500 et 3 500 € après charges. Ces chiffres augmentent avec l’expérience et le remplissage de l’agenda.

Faut-il un local pour s'installer ?

Ce n’est pas obligatoire. La sous-location est l’option la plus courante au démarrage : coût réduit, flexibilité, et possibilité de tester avant de s’engager. Vous pouvez aussi exercer en téléconsultation uniquement, ou depuis un espace dédié à domicile sous certaines conditions.

Faut-il un logiciel de gestion quand on s'installe ?

Ce n’est pas légalement obligatoire, mais fortement recommandé dès le départ. Gérer rendez-vous, facturation et notes patients sur papier ou Excel devient vite ingérable. Des solutions gratuites comme Deiz vous feront gagner plusieurs heures par semaine dès vos premières consultations.

Comment se faire connaître en tant que psychologue ?

Quatre leviers gratuits couvrent 80 % de vos besoins : fiche Google Business, profil public en ligne avec prise de rendez-vous, annuaires gratuits, et réseau local (médecins, sages-femmes, orthophonistes). Pour un plan d’action détaillé, consultez notre guide pour développer votre patientèle.

Peut-on s'installer sans expérience en institution ?

Légalement, oui. En pratique, une expérience en institution (même courte, même en stage) apporte une aisance clinique et un réseau précieux. Si vous vous installez sans cette expérience, compensez par de la supervision régulière et de la formation continue.

Sources

  1. [1] DREES, Démographie des professionnels de santé 2012-2024
  2. [2] FFPP, Enquête sur l’exercice des psychologues en France, 2022
  3. [3] URSSAF, Taux de cotisations des professions libérales, 2026
  4. [4] Qare, Prix d’une consultation psychologue, 2025
  5. [5] Service-public.fr, Prise en charge des séances chez le psychologue (Mon Soutien Psy)
  6. [6] UNASA (Union Nationale des Associations Agréées), Statistiques revenus professions libérales, 2024
  7. [7] Le Quotidien du Médecin / Doctolib, Rendez-vous non honorés, 2024
  8. [8] BMC, Systematic review on SMS reminders and attendance rates
  9. [9] Synthèse données DREES, Évolution de la demande en santé mentale, 2024

Les prix et statistiques sont indicatifs et peuvent évoluer. Dernière mise à jour : février 2026.

Conclusion

S’installer en libéral, c’est beaucoup de démarches condensées sur quelques semaines. Mais une fois les fondations posées, la liberté d’exercice en vaut largement la peine. Prenez les choses dans l’ordre : administratif d’abord, local et outils ensuite, visibilité en dernier. Et surtout, ne vous isolez pas. Trouvez un superviseur, gardez le contact avec des confrères, formez-vous régulièrement.

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