Congé de naissance 2026 : les nouveaux droits du psychologue libéral
Le congé supplémentaire de naissance entre en vigueur le 1er juillet 2026. Maternité, paternité, nouveau congé : durées, indemnités et démarches pour le psychologue libéral.
Vous attendez un enfant et vous vous demandez à quoi vous avez droit en libéral ? Voici l’essentiel : le psychologue libéral bénéficie d’un congé maternité de 16 semaines et d’un congé paternité de 25 jours, indemnisés par l’Assurance Maladie. Et à compter du 1er juillet 2026, un nouveau congé supplémentaire de naissance s’ajoute : un à deux mois par parent, indemnisés pour les indépendants par une allocation journalière forfaitaire dégressive. Ce droit, créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, concerne les enfants nés ou accueillis depuis le 1er janvier 2026.
Ce guide fait le point pour les psychologues et psychothérapeutes en libéral : durées, montants 2026, conditions, et la question qu’on oublie souvent, comment tenir son cabinet pendant l’absence. Pour le détail de vos cotisations qui financent ces droits, voyez notre guide des cotisations URSSAF et CIPAV.
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Ce qui change le 1er juillet 2026
Jusqu’ici, le psychologue libéral disposait de deux congés liés à l’arrivée d’un enfant : le congé maternité et le congé paternité, tous deux indemnisés par l’Assurance Maladie. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 en ajoute un troisième, le congé supplémentaire de naissance[1].
Ce congé devient accessible à compter du 1er juillet 2026, après la publication des décrets d’application au Journal officiel du 31 mai 2026 [4]. Il ne remplace rien : il se greffe après le congé de maternité, de paternité ou d’adoption, pour permettre à chaque parent de rester davantage présent les premiers mois [2].
Le point important pour vous : ce nouveau droit s’applique aussi aux travailleurs indépendants, professions libérales comprises. Un décret spécifique du 30 mai 2026 a fixé ses modalités pour les indépendants et les non-salariés agricoles, avec une indemnisation forfaitaire propre à ce statut [5]. Avant d’y venir en détail, reprenons les deux congés socles, car le congé supplémentaire suppose de les avoir pris.
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Le congé maternité de la psychologue libérale
La psychologue libérale, affiliée au régime général des indépendants, bénéficie d’un congé maternité indemnisé. Pour un premier ou deuxième enfant, sa durée est de 16 semaines : 6 semaines avant la date prévue d’accouchement (congé prénatal) et 10 semaines après (congé postnatal) [6].
Cette durée s’allonge selon la situation familiale : 26 semaines à partir de deux enfants déjà à charge, 34 semaines pour des jumeaux, et davantage encore pour une naissance multiple plus nombreuse [6].
Deux prestations cumulables
L’indemnisation repose sur deux versements distincts qui se cumulent [6] :
•L’allocation forfaitaire de repos maternel, qui compense la baisse d’activité : 4 005 € en 2026, versée pour moitié au début du congé et pour moitié à la fin de la période obligatoire de huit semaines.
•L’indemnité journalière forfaitaire, versée pendant toute la durée du congé : jusqu’à 65,84 € par jour en 2026.
Les conditions à respecter
Deux conditions principales encadrent ces droits. D’abord une condition d’affiliation : il faut justifier de plusieurs mois d’affiliation au régime des indépendants à la date prévue de l’accouchement. Ensuite une condition de cessation d’activité : pour percevoir l’intégralité des prestations, vous devez interrompre totalement votre activité pendant au moins 8 semaines, dont 6 après la naissance [6].
Le piège des revenus faibles
Si votre revenu d’activité annuel moyen des trois dernières années est inférieur à 4 582 € (soit 10 % du plafond annuel de la Sécurité sociale 2026), les montants sont divisés par dix : l’allocation de repos maternel tombe à 400,50 € et l’indemnité journalière à 6,58 € par jour [6]. Les débuts de cabinet, souvent à faible revenu déclaré, sont les plus exposés à cette décote.
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Le congé paternité et d’accueil de l’enfant
Le second parent indépendant, qu’il soit père ou conjoint, a droit au congé de paternité et d’accueil de l’enfant. Sa durée est de 25 jours calendaires pour une naissance simple, week-ends et jours fériés compris, et de 32 jours en cas de naissances multiples [7].
Ce congé se découpe en deux temps. Une première période obligatoire de 7 jours doit débuter le jour de la naissance. Une seconde période de 18 jours (25 jours pour des jumeaux) reste facultative, peut être prise dans les six mois suivant la naissance, et se fractionne en plusieurs parties dont la plus courte est d’au moins 5 jours [7].
L’indemnité journalière forfaitaire suit le même barème que la maternité : jusqu’à 65,84 € par jour en 2026, réduite à environ 6,58 € par jour pour les revenus inférieurs au seuil de 4 582 € [7].
Anticiper la première période
La période obligatoire de 7 jours démarre le jour de la naissance, par définition imprévisible à la semaine près. Bloquez à l’avance une marge dans votre agenda autour de la date prévue, plutôt que de devoir décommander des patients dans l’urgence le jour J.
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Le nouveau congé supplémentaire de naissance
C’est la nouveauté de 2026. Le congé supplémentaire de naissance permet à chaque parent de prendre un ou deux mois de présence en plus, après les congés de maternité ou de paternité. Les deux parents peuvent en bénéficier, simultanément ou en alternance, et le congé peut être pris en une seule fois ou fractionné [1].
Qui peut en bénéficier
Le dispositif vise les enfants nés ou accueillis à partir du 1er janvier 2026, et le congé est accessible à compter du 1er juillet 2026 [2]. Il s’adresse à tous les parents, salariés comme indépendants. Pour les travailleurs indépendants, professions libérales comprises, un décret du 30 mai 2026 a fixé les modalités propres à ce statut [5].
Une condition est spécifique aux indépendants : il faut avoir pris au préalable les durées minimales de congé de maternité, de paternité ou d’adoption. Le congé supplémentaire vient s’ajouter à ces congés socles, il ne peut pas être pris à leur place [5]. Le délai pour en bénéficier court jusqu’à neuf mois après la naissance ou l’arrivée de l’enfant [1].
Combien ça rapporte
Pour les indépendants, l’indemnisation prend la forme d’une indemnité journalière forfaitaire dégressive : son taux est fixé à 70 % le premier mois, puis 60 % le second mois [5]. Comme pour les autres congés, un plancher protège les très faibles revenus : l’indemnité ne descend pas en dessous de 6,58 € par jour pour les parents dont le revenu annuel moyen est inférieur à 4 582 € [5].
Un congé plus long, mais à indemnité dégressive
La logique du congé supplémentaire est claire : encourager la présence des deux parents, tout en limitant le coût pour la Sécurité sociale. D’où la dégressivité (70 % puis 60 %) et la base forfaitaire pour les indépendants. Le montant exact du forfait journalier servant de base à ce calcul est précisé par décret et relayé par l’Assurance Maladie : vérifiez le chiffre applicable à votre situation sur ameli.fr avant de bâtir votre budget [3].
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Récapitulatif : durées et indemnités 2026
Voici une vue d’ensemble des trois congés pour un psychologue libéral en 2026. Les montants indiqués correspondent aux barèmes de droit commun, hors décote pour revenus faibles.
Congé
Durée
Indemnisation 2026
Maternité
16 semaines (1er ou 2e enfant), jusqu’à 34 pour des jumeaux
Allocation de repos maternel 4 005 € + IJ jusqu’à 65,84 €/jour
Paternité / accueil
25 jours (32 pour des jumeaux), dont 7 obligatoires
IJ forfaitaire jusqu’à 65,84 €/jour
Supplémentaire de naissance (nouveau)
1 ou 2 mois par parent, fractionnable
IJ forfaitaire dégressive : 70 % puis 60 %
Un parent peut donc enchaîner son congé socle (maternité ou paternité) puis, s’il le souhaite, jusqu’à deux mois de congé supplémentaire, dans la limite de neuf mois après la naissance. Reste à mesurer ce que cela représente face à un revenu de cabinet.
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Ce que ça représente vraiment pour un revenu de cabinet
Soyons francs : pour un cabinet qui tourne bien, ces indemnités sont loin de compenser le chiffre d’affaires perdu. Une indemnité journalière de 65,84 € représente environ 1 975 € sur un mois de 30 jours. À comparer avec le revenu d’un agenda rempli, le manque à gagner reste réel [3].
Cette indemnité forfaitaire ne tient pas compte de vos honoraires réels : que vous facturiez la séance 50 € ou 90 €, le forfait est le même. C’est la grande différence avec un salarié, dont les indemnités sont calculées sur le salaire. Pour situer ces montants par rapport à vos revenus habituels, notre article sur les revenus du psychologue libéral donne les ordres de grandeur.
Deux conséquences pratiques en découlent. D’abord, l’intérêt d’une épargne de précaution ou d’un contrat de prévoyance qui prévoit un maintien de revenu en cas de congé maternité, pour ne pas dépendre du seul forfait. Ensuite, l’importance d’anticiper la trésorerie : les charges du cabinet (loyer, assurance, logiciels, cotisations) continuent de courir pendant votre absence, alors que les recettes s’arrêtent.
Pensez à la baisse de cotisations
Vos cotisations sociales sont calculées sur votre revenu. Une année avec plusieurs mois de congé fait mécaniquement baisser ce revenu, donc vos cotisations de régularisation l’année suivante. Pensez à ajuster vos acomptes provisionnels pour ne pas trop avancer de trésorerie. Le mécanisme est détaillé dans notre guide des cotisations URSSAF et CIPAV.
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Organiser son cabinet pendant l’absence
C’est la partie que les guides administratifs oublient, et pourtant celle qui pèse le plus dans le quotidien d’un psychologue. Partir plusieurs semaines, c’est interrompre des suivis en cours, des patients qu’on ne veut ni perdre, ni laisser sans solution. Quelques réflexes limitent la casse.
Préparer le départ :
•Prévenir tôt et clairement : annoncez votre absence à vos patients suivis quelques semaines avant, en posant un cadre (date de reprise prévue, qui contacter en cas d’urgence).
•Organiser une continuité : identifiez un ou deux confrères vers qui orienter les situations qui ne peuvent pas attendre, et prévenez-les en amont.
•Fermer l’agenda en ligne sur la période, pour éviter les prises de rendez-vous que vous devriez ensuite décommander.
•Gérer le retour : une liste d’attente tenue à jour permet de recontacter les bonnes personnes dès la reprise, plutôt que de repartir d’un agenda vide.
Un outil de gestion bien pensé absorbe une bonne partie de cette charge. Avec Deiz, vous bloquez votre agenda en ligne sur la période d’absence en quelques secondes, vous tenez une liste d’attente pour ne perdre personne, et les rappels automatiques reprennent le relais à votre retour. Pour réduire les rendez-vous manqués au moment de la reprise, voyez nos conseils sur les rendez-vous non honorés.
L’objectif n’est pas de travailler pendant votre congé, mais de partir l’esprit tranquille et de retrouver un cabinet prêt à redémarrer, sans avoir à tout reconstruire.
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Les démarches concrètes
Pour le congé maternité et paternité, l’interlocuteur est votre caisse d’Assurance Maladie. Le congé maternité suppose de transmettre les justificatifs de grossesse et de déclarer la cessation d’activité ; le versement de l’allocation de repos maternel et des indemnités journalières suit. Pour le congé paternité, il faut informer l’Assurance Maladie et respecter le point de départ obligatoire le jour de la naissance [6][7].
Pour le congé supplémentaire de naissance, une démarche spécifique s’applique aux indépendants. La demande d’indemnisation passe par un téléservice dédié, accessible sur la plateforme démarches-numériques de l’État à compter du 1er juillet 2026 [1]. Il faut avoir pris au préalable ses congés socles, puis déposer la demande dans le délai prévu après la naissance.
La check-list pour ne rien oublier :
1Vérifier votre condition d’affiliation au régime des indépendants à la date prévue de l’accouchement.
2Déclarer votre cessation d’activité et transmettre les justificatifs à votre caisse pour le congé maternité ou paternité.
3Une fois les congés socles pris, déposer la demande de congé supplémentaire sur le téléservice dédié.
4Garder à l’esprit le délai de neuf mois après la naissance pour utiliser le congé supplémentaire.
5Vérifier les montants exacts applicables à votre revenu sur ameli.fr, et ajuster vos acomptes de cotisations.
Les modalités précises du congé supplémentaire pour les indépendants étant récentes (décrets du 30 mai 2026), les téléservices et notices se mettent en place progressivement. En cas de doute sur votre cas particulier, votre caisse d’Assurance Maladie reste la source de référence. Si vous êtes encore en train de structurer votre activité, notre guide pour s’installer en libéral replace ces droits dans l’ensemble de votre protection sociale.
Questions fréquentes
Le psychologue libéral a-t-il droit à un congé maternité ou paternité ?
Oui. En tant que travailleuse ou travailleur indépendant affilié au régime général des indépendants, le psychologue libéral bénéficie d’un congé maternité (16 semaines pour un premier ou deuxième enfant) et d’un congé paternité et d’accueil de l’enfant (25 jours) [6][7]. Ces congés ouvrent droit à des indemnités journalières forfaitaires, et la mère perçoit en plus une allocation forfaitaire de repos maternel.
Qu'est-ce que le congé supplémentaire de naissance créé en 2026 ?
C’est un nouveau congé indemnisé créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, accessible à compter du 1er juillet 2026 [1]. Il s’ajoute aux congés de maternité, de paternité et d’adoption sans les remplacer. Chaque parent peut prendre un ou deux mois, en une fois ou de façon fractionnée. Il concerne les enfants nés ou accueillis à partir du 1er janvier 2026, dans une limite de neuf mois après la naissance.
Combien touche un psychologue libéral pendant son congé maternité en 2026 ?
La psychologue libérale perçoit une allocation forfaitaire de repos maternel de 4 005 € en 2026 (versée pour moitié au début et pour moitié à la fin de la période obligatoire), plus une indemnité journalière forfaitaire pouvant atteindre 65,84 € par jour[6]. Si le revenu annuel moyen des trois dernières années est inférieur à 4 582 €, ces montants sont divisés par dix : 400,50 € d’allocation et 6,58 € par jour.
Faut-il avoir pris son congé maternité ou paternité pour avoir droit au congé supplémentaire de naissance ?
Oui, pour les travailleurs indépendants. Le décret du 30 mai 2026 conditionne l’accès au congé supplémentaire au fait d’avoir pris les durées minimales de congé de maternité, de paternité ou d’adoption au préalable [5]. Le congé supplémentaire vient se greffer après ces congés socles, il ne peut pas les remplacer ni être pris à leur place.
Combien de temps faut-il cesser son activité pour percevoir ses indemnités ?
Pour le congé maternité, la cessation totale d’activité doit durer au moins 8 semaines, dont 6 après l’accouchement[6]. C’est la condition pour percevoir l’intégralité de l’allocation de repos maternel et des indemnités journalières. Pour le congé paternité, une première période de 7 jours est obligatoire et débute le jour de la naissance. Le congé supplémentaire suppose lui aussi une interruption d’activité sur la période indemnisée.
Comment demander le congé supplémentaire de naissance quand on est indépendant ?
La demande d’indemnisation se fait via un téléservice dédié, disponible sur la plateforme démarches-numériques de l’État à compter du 1er juillet 2026 [1]. Il faut au préalable avoir pris ses congés de maternité ou de paternité, fournir les justificatifs demandés par l’Assurance Maladie, et déposer la demande dans le délai prévu après la naissance.
Les informations sociales et réglementaires sont indicatives et peuvent évoluer. Les montants 2026 sont susceptibles d’ajustement par décret. Dernière mise à jour : juin 2026.
Conclusion
Le psychologue libéral n’est pas démuni à l’arrivée d’un enfant : congé maternité de 16 semaines, congé paternité de 25 jours, et désormais un congé supplémentaire de naissance d’un à deux mois par parent à compter du 1er juillet 2026. Les indemnités forfaitaires ne remplacent pas un agenda plein, et la vigilance s’impose sur les revenus faibles et sur la trésorerie du cabinet pendant l’absence. Mais en anticipant les démarches et en bloquant proprement son agenda, on peut accueillir son enfant sans sacrifier sa patientèle.
Partez l’esprit tranquille
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