Guide pratique 22 février 2026 · 14 min de lecture

Tests psychologiques validés : 11 outils essentiels pour la pratique clinique

PHQ-9, GAD-7, DASS-21, PCL-5, ISI... Tour d'horizon des tests psychométriques validés scientifiquement, gratuits, et utilisables en cabinet libéral. Comment les intégrer dans votre pratique.

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Audren

Psychologue en libéral à Quimper

Les tests psychologiques validés sont des outils de mesure standardisés, fondés sur des décennies de recherche scientifique, qui permettent de quantifier des dimensions cliniques comme la dépression, l’anxiété, le stress ou le trauma. En pratique libérale, ils apportent un complément précieux à l’entretien clinique : ils objectivent ce que le patient décrit, facilitent le suivi dans le temps et enrichissent la prise en charge.

Pourtant, beaucoup de psychologues en libéral n’utilisent pas (ou peu) ces outils. Pas par manque de compétence, mais par manque de praticité : imprimer des questionnaires, scorer à la main, archiver les résultats. Ce guide présente les 11 tests les plus utilisés en pratique clinique, tous gratuits et validés scientifiquement. Chacun est disponible en passation numérique gratuite pour simplifier leur utilisation au quotidien.

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Pourquoi utiliser des tests validés en cabinet

L’entretien clinique reste la pierre angulaire de l’évaluation en psychologie. Mais il a ses limites : la mémoire du patient est sélective, l’impression clinique du praticien est subjective, et comparer un état à trois mois d’intervalle sur la seule base du ressenti est approximatif.

Les tests psychométriques validés apportent trois choses que l’entretien seul ne fournit pas :

  • Une mesure reproductible. Le même questionnaire, administré dans les mêmes conditions, permet de comparer les scores dans le temps. Un PHQ-9 qui passe de 18 à 9 en trois mois dit quelque chose de concret sur l’évolution du patient.
  • Un repérage systématique. Un patient qui consulte pour des troubles du sommeil peut aussi présenter un niveau d’anxiété élevé sans l’exprimer spontanément. Un GAD-7 rapide permet de ne pas passer à côté d’une comorbidité.
  • Un support à la communication thérapeutique. Montrer à un patient que son score a significativement baissé renforce l’alliance thérapeutique et sa motivation. C’est un retour tangible sur le travail accompli.

Les recommandations de la HAS et de l’APA encouragent l’utilisation de mesures standardisées dans le suivi des troubles dépressifs et anxieux [1]. Dans les TCC, c’est quasiment la norme. Mais toutes les approches thérapeutiques peuvent en bénéficier, à condition de les considérer comme un complément à l’évaluation clinique, jamais comme un substitut.

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Dépression et anxiété : les incontournables

La dépression et l’anxiété sont les deux motifs de consultation les plus fréquents en cabinet libéral. Trois tests couvrent l’essentiel de ces dimensions.

PHQ-9 : la référence pour la dépression

Le Patient Health Questionnaire-9 est l’outil le plus utilisé au monde pour évaluer la sévérité des symptômes dépressifs [2]. Neuf questions, cotées de 0 à 3, couvrent les critères diagnostiques du DSM-5 pour l’épisode dépressif majeur : perte d’intérêt, humeur triste, troubles du sommeil, fatigue, appétit, estime de soi, concentration, ralentissement psychomoteur et idées suicidaires.

ScoreInterprétation
0-4Dépression minimale ou absente
5-9Dépression légère
10-14Dépression modérée
15-19Dépression modérément sévère
20-27Dépression sévère

Le seuil de 10 est généralement retenu pour le dépistage d’un épisode dépressif caractérisé, avec une sensibilité de 88 % et une spécificité de 88 % [2]. Sa passation prend 2 à 3 minutes. C’est le test à avoir dans sa trousse si vous n’en choisissez qu’un.

GAD-7 : l’anxiété en 2 minutes

Le Generalized Anxiety Disorder-7 est le pendant du PHQ-9 pour l’anxiété [3]. Sept items évaluent la fréquence des symptômes anxieux sur les deux dernières semaines : nervosité, inquiétudes incontrôlables, difficultés à se détendre, agitation, irritabilité, sentiment de peur.

ScoreInterprétation
0-4Anxiété minimale
5-9Anxiété légère
10-14Anxiété modérée
15-21Anxiété sévère

Le PHQ-9 et le GAD-7 forment un duo très complémentaire. Administrés ensemble, ils prennent moins de 5 minutes et couvrent les deux troubles les plus fréquents en soins primaires. Beaucoup de cliniciens les utilisent systématiquement à l’admission, puis à intervalles réguliers pour suivre l’évolution.

DASS-21 : le profil tri-dimensionnel

Le Depression Anxiety Stress Scales (21 items) mesure simultanément trois dimensions en un seul questionnaire [4]. Là où le PHQ-9 et le GAD-7 évaluent chacun un trouble spécifique, le DASS-21 offre un profil global : dépression, anxiété et stress. C’est particulièrement utile en début de prise en charge, quand la plainte est diffuse et que vous voulez cartographier rapidement les zones de souffrance.

Ses 21 items se répartissent en trois sous-échelles de 7 questions. Le score de chaque sous-échelle est multiplié par 2 pour correspondre aux normes du DASS-42 original. Le temps de passation est de 3 à 4 minutes.

PHQ-9 + GAD-7 ou DASS-21 ?

Les deux approches sont valides. Le PHQ-9 et le GAD-7, utilisés ensemble, offrent des seuils cliniques plus précis pour la dépression et l’anxiété séparément. Le DASS-21 donne une vue d’ensemble en un seul test, avec l’ajout de la dimension « stress ». En pratique, beaucoup de cliniciens utilisent le DASS-21 au bilan initial, puis basculent sur le PHQ-9 ou le GAD-7 pour le suivi ciblé d’une dimension spécifique.

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Stress, sommeil et fonctionnement global

Au-delà de la dépression et de l’anxiété, trois dimensions reviennent constamment en consultation : le stress chronique, les troubles du sommeil et l’impact fonctionnel sur la vie quotidienne. Trois tests validés les couvrent.

PSS-10 : le stress perçu

L’échelle Perceived Stress Scale de Cohen (1983) ne mesure pas les événements stressants eux-mêmes, mais la perception que le patient en a [5]. C’est une distinction importante : deux personnes confrontées à la même situation peuvent vivre des niveaux de stress très différents. Dix items évaluent le sentiment de débordement, de perte de contrôle et d’imprévisibilité au cours du dernier mois.

Le PSS-10 est particulièrement utile pour les patients qui consultent pour un « mal-être général » difficile à catégoriser. Il donne un point d’ancrage quantitatif à une plainte souvent vague.

ISI : l’insomnie en 7 questions

L’Insomnia Severity Index de Morin évalue en 2 minutes la sévérité de l’insomnie [6] : difficultés d’endormissement, réveils nocturnes, réveil précoce, satisfaction du sommeil, impact sur le fonctionnement diurne et niveau de préoccupation. Sept questions, cotées de 0 à 4, pour un score total sur 28.

ScoreInterprétation
0-7Pas d’insomnie cliniquement significative
8-14Insomnie infraclinique (légère)
15-21Insomnie clinique modérée
22-28Insomnie clinique sévère

L’insomnie est un symptôme transversal à beaucoup de troubles (dépression, anxiété, TSPT, stress). L’ISI permet de la quantifier indépendamment et de suivre son évolution, ce qui est précieux quand le sommeil est un objectif thérapeutique en soi.

WHODAS 2.0 : le handicap fonctionnel

Le WHO Disability Assessment Schedule (version 12 items) est un outil de l’OMS qui évalue les limitations fonctionnelles dans six domaines de la vie quotidienne [7] : cognition, mobilité, autonomie, relations, activités quotidiennes et participation sociale. Il ne mesure pas un trouble spécifique, mais l’impact concret de la souffrance psychique sur le quotidien du patient. C’est un excellent complément aux tests centrés sur les symptômes : un patient peut avoir un score de dépression modéré mais un retentissement fonctionnel sévère (ou inversement).

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Tests spécialisés : trauma, TOC, phobie sociale, alcool

Certains motifs de consultation nécessitent des outils spécifiques. Quatre tests validés couvrent les problématiques les plus courantes en dehors du spectre dépression/anxiété.

PCL-5 : le stress post-traumatique

La PTSD Checklist for DSM-5, développée par le National Center for PTSD, est le questionnaire de référence pour évaluer les symptômes du trouble de stress post-traumatique [8]. Vingt items couvrent les quatre clusters symptomatiques du DSM-5 : reviviscences, évitement, altérations de la cognition et de l’humeur, hyperactivation.

Le seuil provisoire de 31 à 33 est généralement retenu pour le dépistage du TSPT. La passation prend environ 5 minutes. C’est un outil indispensable pour les cliniciens qui travaillent avec des patients exposés à des événements traumatiques (violences, accidents, deuils traumatiques).

OCI-R : les symptômes obsessionnels-compulsifs

L’Obsessive-Compulsive Inventory - Revised de Foa et collaborateurs évalue en 18 items la sévérité des symptômes obsessionnels et compulsifs [9]. Il couvre six dimensions : lavage, vérification, ordre, obsessions mentales, accumulation et neutralisation. Le seuil clinique est fixé à 21.

L’OCI-R est particulièrement utile pour distinguer les « tendances perfectionnistes » (fréquentes dans la population générale) d’un véritable trouble obsessionnel-compulsif, et pour suivre l’évolution sous traitement TCC.

LSAS : l’anxiété sociale

L’échelle Liebowitz Social Anxiety Scale évalue 24 situations sociales courantes (parler en public, manger devant d’autres personnes, rencontrer des inconnus…) sur deux dimensions : le niveau d’anxiété ressenti et le degré d’évitement [10]. C’est le test de référence pour la phobie sociale. Sa passation prend 5 à 10 minutes.

Le double scoring (anxiété + évitement) est un atout clinique : certains patients ressentent une anxiété forte mais ne s’évitent pas (coping actif), tandis que d’autres ont structuré leur vie autour de l’évitement avec une anxiété en apparence modérée. La LSAS capture cette nuance.

AUDIT : la consommation d’alcool

L’Alcohol Use Disorders Identification Test, développé par l’OMS, identifie les modes de consommation d’alcool à risque en 10 questions [11]. Il couvre la fréquence de consommation, la quantité et les conséquences. Un score de 8 ou plus chez l’homme (7 chez la femme) suggère une consommation à risque. L’AUDIT est particulièrement utile en début de prise en charge : les problématiques d’alcool sont fréquemment associées aux troubles anxieux et dépressifs, mais rarement évoquées spontanément par le patient.

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Estime de soi : l’échelle de Rosenberg

L’échelle de Rosenberg (1965) est l’instrument le plus utilisé au monde pour mesurer l’estime de soi globale [12]. Dix items, dont cinq formulés positivement et cinq négativement, évaluent la perception que la personne a de sa propre valeur. La passation prend 2 minutes.

ScoreInterprétation
Moins de 15Estime de soi faible
15-25Estime de soi moyenne
25-30Bonne estime de soi

L’estime de soi est un facteur transversal à beaucoup de problématiques (dépression, anxiété sociale, troubles alimentaires, dépendance affective). L’échelle de Rosenberg n’est pas un outil de dépistage au sens strict, mais un indicateur précieux de l’image de soi du patient. Son évolution dans le temps reflète souvent le travail thérapeutique de fond, au-delà de la réduction symptomatique.

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Tableau comparatif des 11 tests

Voici une vue d’ensemble des 11 tests présentés dans cet article. Tous sont gratuits, validés scientifiquement et disponibles en français.

TestDimension évaluéeItemsDurée
PHQ-9Dépression92-3 min
GAD-7Anxiété généralisée72 min
DASS-21Dépression, anxiété, stress213-4 min
PSS-10Stress perçu103 min
ISIInsomnie72 min
WHODAS 2.0Handicap fonctionnel123 min
PCL-5Stress post-traumatique205 min
OCI-RSymptômes obsessionnels-compulsifs183-4 min
LSASAnxiété sociale245-10 min
AUDITConsommation d’alcool103 min
RosenbergEstime de soi102 min

Temps total pour une batterie complète

Administrer les 11 tests prendrait environ 35 minutes. En pratique, vous n’en utiliserez que 3 à 5 selon la problématique du patient. Un bilan initial courant (PHQ-9 + GAD-7 + Rosenberg) ne prend que 6 minutes.

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Comment intégrer les tests dans sa pratique

Avoir une liste de tests validés est une chose. Les utiliser de manière fluide en consultation en est une autre. Le principal frein n’est pas théorique : c’est logistique. Imprimer des formulaires, scorer manuellement, comparer avec les normes, archiver les résultats dans le dossier patient. C’est du temps que vous n’avez pas entre deux séances.

Passation papier vs passation numérique

CritèrePapierNumérique
Temps de préparationImpression, stockageAucun
ScoringManuel (risque d’erreur)Automatique
ArchivageDossier physiqueIntégré au dossier patient
Suivi dans le tempsComparaison manuelleCourbes d’évolution automatiques
Temps en séance5-10 min consommées0 min (rempli avant la séance)

La passation numérique change fondamentalement la donne. Le patient reçoit le questionnaire sur son téléphone, le remplit chez lui en quelques minutes, et les résultats sont disponibles dans votre dossier patient avant même que la séance commence. Vous arrivez en consultation avec des données, pas avec un formulaire à remplir.

Tous les tests présentés dans cet article sont disponibles gratuitement en passation numérique. Le principe est simple : vous sélectionnez un test, vous l’envoyez à votre patient en deux clics, il le remplit sur son téléphone, et les résultats scorés arrivent automatiquement dans votre espace clinicien. Pas de papier, pas de scoring manuel, pas de temps de séance perdu.

Quand administrer les tests

  • Au bilan initial. Avant ou juste après la première séance, pour disposer d’une ligne de base quantitative. Le DASS-21 ou le duo PHQ-9 + GAD-7 sont de bons choix par défaut.
  • En suivi régulier. Toutes les 2 à 4 semaines pour les troubles aigus (dépression, anxiété), tous les 1 à 2 mois pour les suivis plus longs. La réévaluation donne tout son sens au test initial.
  • En fin de prise en charge. Comparer le score final au score initial objective le chemin parcouru. C’est aussi un élément utile si vous rédigez un compte-rendu pour un médecin ou un confrère.
  • Quand le patient « stagne ». Un score qui ne bouge pas (ou qui remonte) après plusieurs semaines est un signal clinique important. Il invite à réévaluer la stratégie thérapeutique ou à explorer d’autres dimensions.

Le test ne remplace pas le jugement clinique

Un score est une donnée parmi d’autres. Un patient peut présenter un score PHQ-9 faible tout en étant en souffrance (alexithymie, désirabilité sociale, mauvaise compréhension des items). Inversement, un score élevé chez un patient qui va mieux cliniquement peut refléter une plus grande capacité à reconnaître ses émotions. Le test éclaire le tableau clinique, il ne le dicte pas.

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Questions fréquentes

Les tests psychologiques sont-ils gratuits ?

Oui, la grande majorité des échelles psychométriques validées (PHQ-9, GAD-7, DASS-21, PCL-5, ISI, PSS-10, AUDIT, WHODAS 2.0, Rosenberg) sont dans le domaine public ou libres d’utilisation en pratique clinique. Leurs auteurs les ont conçus pour être diffusés largement. Seuls quelques tests propriétaires (comme certaines versions du MMPI ou du WISC) nécessitent l’achat de licences.

Peut-on faire passer un test psychologique à distance ?

Oui. Les questionnaires auto-administrés (PHQ-9, GAD-7, DASS-21, etc.) se prêtent parfaitement à une passation à distance. Le patient remplit le questionnaire sur son téléphone ou son ordinateur, et les résultats sont transmis au clinicien. Cela permet de gagner du temps en séance et d’obtenir des données avant même le premier rendez-vous.

Quelle est la différence entre un test de dépistage et un test diagnostique ?

Un test de dépistage (screening) comme le PHQ-9 ou le GAD-7 identifie les personnes susceptibles de présenter un trouble. Il ne pose pas de diagnostic. Le diagnostic reste un acte clinique qui s’appuie sur l’entretien, l’observation, l’anamnèse et, éventuellement, les résultats du test. Un score élevé au PHQ-9 ne signifie pas automatiquement un épisode dépressif majeur.

À quelle fréquence faut-il faire passer les tests psychologiques ?

La fréquence dépend du test et de l’objectif. Pour le suivi d’un trouble dépressif ou anxieux, une passation toutes les 2 à 4 semaines est courante (PHQ-9, GAD-7). Pour un bilan initial, une batterie complète peut être administrée à l’admission puis réévaluée tous les 2 à 3 mois. L’essentiel est de comparer les scores dans le temps pour objectiver l’évolution.

Faut-il une formation spécifique pour utiliser ces tests ?

Les questionnaires auto-administrés présentés ici (PHQ-9, GAD-7, DASS-21, etc.) ne nécessitent pas de formation spécifique au-delà du cursus de psychologue. Leur interprétation repose sur des seuils publiés et des connaissances en psychopathologie que tout psychologue clinicien possède. En revanche, certains tests projectifs ou neuropsychologiques (Rorschach, WISC, WAIS) exigent une formation dédiée.

Comment interpréter les résultats d'un test psychologique ?

Chaque test dispose de seuils d’interprétation validés par la recherche. Par exemple, un score PHQ-9 entre 10 et 14 correspond à une dépression modérée. Mais le score seul ne suffit pas : il doit être mis en perspective avec l’entretien clinique, le contexte de vie du patient et l’évolution dans le temps. Un score qui baisse de 15 à 8 sur trois mois est une information clinique précieuse.

Sources

  1. [1] Épisode dépressif caractérisé de l’adulte : prise en charge en soins de premier recours - HAS, recommandation de bonne pratique
  2. [2] The PHQ-9: validity of a brief depression severity measure - Kroenke K, Spitzer RL, Williams JB (2001), Journal of General Internal Medicine
  3. [3] A brief measure for assessing generalized anxiety disorder: the GAD-7 - Spitzer RL, Kroenke K, Williams JBW, Löwe B (2006), Archives of Internal Medicine
  4. [4] Depression Anxiety Stress Scales (DASS) - Lovibond SH, Lovibond PF (1995), Psychology Foundation of Australia
  5. [5] A global measure of perceived stress - Cohen S, Kamarck T, Mermelstein R (1983), Journal of Health and Social Behavior
  6. [6] The Insomnia Severity Index: psychometric indicators to detect insomnia cases and evaluate treatment response - Morin CM et al. (2011), Sleep
  7. [7] WHO Disability Assessment Schedule (WHODAS 2.0) - Organisation Mondiale de la Santé
  8. [8] PTSD Checklist for DSM-5 (PCL-5) - National Center for PTSD, U.S. Department of Veterans Affairs
  9. [9] The Obsessive-Compulsive Inventory: development and validation of a short version - Foa EB et al. (2002), Psychological Assessment
  10. [10] Social phobia: the Liebowitz Social Anxiety Scale - Liebowitz MR (1987), Modern Problems of Pharmacopsychiatry
  11. [11] Development of the Alcohol Use Disorders Identification Test (AUDIT) - Saunders JB et al. (1993), Addiction
  12. [12] Society and the adolescent self-image - Rosenberg M (1965), Princeton University Press